La Fantasy barbare est une branche à part entière du genre, si bien qu'il est apparu comme indispensable de lui allouer une collection spécifique. C'est chose faite, avec cette collection célébrant des terres secrètes baignées de magies anciennes et d'histoires chuchotées devant les feux ardents d'un autre âge. Fantasy plus primitive, ce qui ne veut pas dire primaire, cette Fantasy barbare est un peu une redite des récits d'Homère et des légendes guerrières des Celtes, mais pas seulement. Au fil des publications, les lecteurs constateront combien les guerriers barbares sont de tous les temps et de toutes les cultures, qu'ils échappent à tous les totalitarisme et qu'ils ne défendent qu'une seule et unique chose, la liberté plus que tout et l'amour de la vie dans son surgissement, la vie en grand. Alors, vous êtes parés ? Plantons-nous sur le plus haut d'une falaise, comme il n'en existe que sur les plus hauts canyons de l'éternelle Amérique. Là, montons une vieille caméra à la manière de John Ford, et filmons la vie en grand, la vie comme sur un vaste écran de cinéma, où les corps géants et barbares s'affrontent dans des far-west préhistoriques. Les femmes y sont toujours belles, les magies aussi noire que nos origines, et les hommes, des porteurs de lumière et de ténèbres, définitivement... Prêt ? Action ! |  PROCHAINEMENT AUX ÉDITIONS TERRICIAË | AMRA, LE SEIGNEUR DES FAUVES PREMIÈRE ÉPOQUE Tome I - //LES PREMIERS-NÉS roman de Francis WARTHAM
Avant que les âges baignés d'or et de joyaux ne répandent leurs mystères d'airains et leurs amours impossibles, ceux que foulèrent les sandales d'un vengeur fauve, avant l'ère des guerres d'acier qui éparpillèrent les clans sur une terre morcelée par les cultes maudits, il y eut une époque dont même les bouches les plus vieilles ne savent la saveur sauvage. Les mots s'inscrivent et les paysages du passé refleurissent de leur splendeur immaculée. Ma voix se noie dans le limon des premiers récits, et doucement s'allume un feu autour duquel se tient le clan des Premiers-Nés. Voyez ! je parle pour eux, et leurs yeux m'approuvent par-delà les gouffres du temps. Les images s'animent, et les yeux, devant ce bûcher qui crépite d'impatience, caressent le parcours tortueux qu'ils éprouveront dans leurs chairs, leurs sangs, et leurs âmes forgées dans la pierre lourde de cette ère. Ainsi parlent-ils, ainsi inventent-ils leur destin. Les voix s'accordent, les pensées se joignent et ma bouche annonce un volet de la grande histoire des hommes des âges farouches, ces âges où le fer était encore un trésor trop rare et la magie le fiel abreuvant le terreau des humeurs indociles. Et c'est ainsi que naquit, dans le creuset fertile et spongieux d'un monde retombé dans son enfance, l'histoire d'une quête. Les yeux se brouillèrent, les cœurs s'enflammèrent et les bouches gouttèrent au liquide doux-amer des grandes épopées. Un rêve nouveau choisi des élus. Un bras se leva pour désigner ceux dont je m'apprête à conter l'histoire, ô mon seigneur ! Car bien avant que ne retentisse le fracas du porteur à la hache, avant que ne s'ébatte un fils terrible, il y eut des héros de grandes renommées, des héros qui battaient un monde se relevant à peine de sa chute récente. Ainsi naissent dans ma bouche les noms des Premiers-Nés, ceux qui donneront naissance à une autre ère, par leurs hauts faits d'arme et de valeur. Ainsi ma bouche parle la leur ; ainsi peut commencer leur histoire terrible et belle, sincère et fatale…
Voldan le meneur de fauves, Gor le puissant, dont la chevelure émeraude étincelait sous un ciel cramoisi, Nyame la prophétesse, celle qui donne le feu blanc, Torg le colosse aux amours infinis, Raul le Picte sans dieux ni maître et Rauja le puissant guerrier à la peau de nuit, tous étaient les coureurs d'un monde dans sa lente renaissance. Terribles étaient les présages pour les hommes, proies soumises aux chasses des seigneurs de la Lémuria. Les yeux se cachaient dans l'apaisement des contrées plus profondes, bien que les bras brandissant l'ivoire sacré tuaient les hommes-reptiles aussi sûrement que le soleil se brisant sur le tranchant du monde. Ainsi vint aux esprits l'idée d'un voyage en des terres inhospitalières ; ainsi commença la première quête du secret de l'acier. |
|  PROCHAINEMENT AUX ÉDITIONS TERRICIAË | AMRA, LE SEIGNEUR DES FAUVES SECONDE ÉPOQUE LA RAGE D'UN ROI SANS COURONNE Tome I - LE LION ET LA LOUVE roman de Francis WARTHAM
Dans cette seconde époque, Francis Wartham commence à nous conter l'histoire des descendants des Premiers-Nés. L'histoire commence par le mystérieux voyage qu'entreprennent une mère et sa fille vers la mystérieuse Écosse. Ayant appris, dans un journal le décès d'un certain aventurier, elles y ont reconnu l'énigmatique lord qui, quelques années auparavant, leur avait raconté la plus grande histoire du monde, celle des Premiers-Nés. Arrivées dans une petite ville que jouxtent les ruines d'une ancienne Église, elles vont découvrir un mausolée bien étrange, et participer à une terrible histoire qui les confrontera au mystère même d'un homme, un homme qui ne semble jamais devoir mourir, un homme qui, quand il quitte ce monde, ne le fait que pour revenir sous d'autres noms, et ainsi poursuivre l'incarnation mythique d'un même héros. C'est la jeune fille Portman, Lucie, qui racontera alors cette seconde époque. Sous l'emprise d'un sort ancien, qu'elle semble traîner avec elle depuis sa rencontre avec le mystérieux seigneur conteur, elle va peu à peu ouvrir le second sceau d'une histoire secrète, et nous fera découvrir le second âge de l'ère Argorienne.
Dans cette seconde époque, on nous raconte comment, par un matin calme, une fière fille Némédienne, Emeris, arpentant les hautes collines en quête de bois, se verra confrontée au seigneur terrible qui la hante depuis sa petite enfance. Tirant la lame, vaille que vaille, elle croyait voir ses derniers instants arrivés, quand, surgissant de nulle part, le plus formidable guerrier vêtu de peaux de fauves et d'une hache scintillante, bondira tel un soleil pour pourfendre le dieu ours. À ses côtés, le fauve le plus redouté de son monde, Zulma, le tigre aux dents de sabre. C'est dans cette apocalypse de sang que se scellera entre celui qu'on nomme le lion blanc et celle qui sera appelée la louve, un amour éternel. Après avoir défait les engeances magiques d'un temple souterrain vouées au culte de la lune noire, ils vivront un de ces amours aussi éphémère que sublime. Mais un jour, les pensées du redoutable barbare s'assombrissent et le souvenir ancien refait surface. En débarquant sur les rives de ce monde, Amra n'avait pas oublié l'objectif de son voyage. Poursuivant une vengeance très ancienne, Amra sera obligé de quitter Emeris, battant loin au nord, vers une destination aussi étrange que terrible. Suivi par une troupe aux mercenaires peu conventionnels, ainsi que par une légion fauve dévouée, le roi barbare poursuivra alors un long chemin vers d'autres pays, une route qui sera parsemée d'autant de rencontres que de combats.
Après nous avoir remarquablement conté son premier cycle, Wartham ouvre un second chant. Nourri à la fois des stances du Celtisme ancien que des traditions de l'ancienne Afrique, du Maghreb ou de la mythique Asie, l'auteur fait montre dans ce premier jalon d'un romanesque irrésistible et d'une jubilation folle pour conter une fresque inconnue de l'histoire des hommes avec, bien entendu, son inévitable histoire d'amour, belle autant que triste. Amra campe une figure de héros quelque part entre Tarzan, Conan et Elric le Nécromancien. Avec sa hache qu'anime une noire magie, la volonté de ses muscles, mais aussi une violence peu commune, Amra nous campe là un personnage aussi essentiel que Conan. Dans un monde qui pourrait être un prélude à l'âge Hyborien d'Howard, Wartham fait oeuvre de génie en nous donnant une histoire qui ne doit rien à personne, mais nous fait autant rêver. On y croit presque, tellement les personnages sont vivants et les décors d'une stupéfiante beauté. À suivre donc...
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