LA PRESSE EN PARLE

GUYANE, LA RUÉE VERS L'OR, essai de Pascal VIANÈS

INFOSUD BELGIQUE
AGENCE DE PRESSE

NOUS AVONS AIMÉ GUYANE : LA FIÈVRE DE L'OR

MARDI 2 JUIN 2009

InfoSud Belgique Agence de Presse

Guyane : la fièvre de l'or


Bout de France en Amazonie, la Guyane est une terre d'orpaillage. L'or attire largement au-delà des frontières : les Brésiliens, les Surinamais... viennent en nombre ouvrir des sites généralement illégaux. Au mépris des relations sociales, de l'environnement et, bien sûr, de l'intégrité territoriale de ce département couvert à 96 % par la forêt. Les autorités française mènent, sous le nom de Mission Anaconda, une lutte aux moyens limités contre cette exploitation illégale. Le livre de Pascal Vianès décrit bien ce qui se passe, sur les plans juridique, technique, social et environnemental, et les dégâts que l'orpaillage illégal provoque. Mais derrière ces tensions, ce sont en réalité les dualités économie formelle/informelle, et plus loin encore, richesse/pauvreté, qui se profilent, et qui ignorent les frontières politiques. Écrit dans une perspective légaliste par un membre de l'autorité venu de métropole, ce livre ne va pas jusqu'au fond des problématiques, et laisse donc le lecteur sur sa faim.

André LINARD, InfoSud Belgique

DES CENDRES, roman (polar) de Erwan BARGAIN

Ivan, pigiste, en passe de venir allonger la longue liste des chercheurs d'emploi, se lance à la recherche de son meilleur ami. Contacté par Alice, son amour d'adolescence et femme du disparu, il secoue sa gueule de bois post-licenciement et part au milieu de la nuit commencer son enquête. Un style efficace et plein d'humour avec une pointe de sarcasme. Un roman que l'on commence et qu'on ne referme qu'une fois terminé. 100 pages de plaisir, à lire sans plus attendre.

Erwan Bargain, journaliste indépendant, à vécu une partie de sa vie en Presqu'île. Il nous présente ici son premier roman, après avoir signé quatre recueils de poésie, un livre pour enfants et une pièce de théâtre jeune public. Musicien à ses heures, il a rejoint le groupe Trip Hop Jazz e-Sens (cf le Bruzhug n°4 - septembre), « au sein duquel il donne de la voix et déclame ses textes ».

Sofie GUEGUEN, Le Bruzhug, février 2009

ERWAN BARGAIN SIGNE SON PREMIER POLAR

Un type un peu paumé, déboussolé d'avoir perdu son boulot, se retrouve à « mener l'enquête » pour retrouver son ami. Voilà tout simplement l'intrigue du dernier roman d'Erwan Bargain, « Des Cendres ». Pour la première fois, cet auteur finistérien s'essaie à un genre qu'il affectionne particulièrement, le polar. Tout au long des 93 pages, le lecteur suit le narrateur, Ivan, dans les méandres de sa recherche : de pubs en pubs, d'Alice à Bérénice, les découvertes se succèdes.
Habitué à nous livrer ses états d'âme sous forme de poèmes, Erwan Bargain tente ici une écriture à suspens, avec quelques maladresses « trop littéraires », employant le ton de l'homme qui n'est en rien un héros, mais simplement un mec au chômage, en mal de charisme. On y retrouve parfois un peu de l'auteur - la narrateur est un journaliste spécialisé dans le cinéma, il aime Fante et Brautigan, rêverait d'être un écrivain - sans toutefois tomber dans les similitudes trop éclatantes. Car il s'agit bien d'un roman, un premier essai dans le genre que l'on espère se voir transformer prochainement, dans un format plus dense encore. Car le lecteur se prend facilement au jeu et aurait volontiers suivi encore Ivan quelques pages de plus...

Marie-Laure BARADEZ, Le Progrès/Le Courrier, 10 avril 2009

LA NUIT DE LA SALAMANDRE, roman de fiction de Valeria JOURCIN-CAMPANILE

Cliquez pour agrandir l'imageLES MYTHES ET LÉGENDES DE PROVENCE

Valeria Jourcin-Campanile a présenté son dernier livre "La nuit de la salamandre", à la librairie Lettres Vives de Tarascon-sur-Rhône. L'auteur a rencontré un franc succès auprès d'un public venu en nombre. Cet ouvrage est le troisième de l'auteur qui, cette fois, s'est aventurée dans les chemins tortueux du fantastique.
Après avoir sillonné les affres du futur, elle nous offre ici un voyage initiatique à travers les mythes et légendes de Provence. S'ancrant dans la terrible réalité des inondations, Valeria Jourcin-Campanile nous emporte vers un monde imaginaire, invisible et magique, de l'autre côté de nos cauchemars. Dans sa préface, Emmanuel Collot, spécialiste de littérature de l'ésotérisme, la compare même à Lovecraft ! Une écriture vive dans un style cinématographique, Valeria Jourcin-Campanile nous offre un texte abouti et une histoire au suspens haletant.

LA PROVENCE, octobre 2008.

La nuit de la salamandre

LES GÉANTS DU NIL - Tome I - La Marche d'Hatsouti, roman de Gérard Hamelin

Cliquez pour agrandir l'imageGérard Hamelin, artisan peintre, publie un premier roman sur l'Égypte.

« Enfant, comme j'habitais Paris, j'allais tous les jeudis recopier les hiéroglyphes au musée du Louvre. » Gérard Hamelin a deux vies. Dans la première, il est artisan peintre. « Je peins des maisons, pas des tableaux », sourit-il. Dans la seconde vie, la moins connue (pour l'instant), il est passionné d'égyptologie. « Depuis des années, je suis abonné à des revues scientifiques, je commence à accumuler du savoir. » Cet engouement aurait pu rester banal. Mais tout change lors d'un voyage sur les bords du Nil avec sa femme Francine. Le choc. « Ça a été comme une révélation. J'ai senti que je devais créer quelque chose. Et comme je n'allais pas construire une pyramide dans mon jardin quand même, je me suis mis à écrire un roman. Comme un besoin. »
Le résultat : trois tomes de 300 pages. Rien que ça. Une histoire qui se passe à l'époque de Ramsès II. « Le roman raconte la vie de deux générations d'Égyptiens qui s'élèvent dans la hiérarchie sociale. Je mélange des personnages réels et inventés. » Du genre les best-sellers de Christian Jacques ? « Ah, non ! Ses livres m'ennuient. Il ne se passe rien. Avec moi, c'est un peu plus sanglant. J'aime bien faire mourir mes héros. » Grand éclat de rire.
Modeste, Gérard pense alors que ses textes vont rester dormir dans des cartons. « Je ne voulais pas être publié, c'était une simple création personnelle. » C'était sans compter sur l'obstination de sa femme Francine, sa première lectrice. « Elle m'a fait recommencer des tas de passages. Je la trouvais un peu dure, mais elle avait raison. » Elle fait lire le manuscrit à des amis professeurs de français. « Ils ont d'abord corrigé pas mal de fautes d'orthographe, mais ils m'ont encouragé à contacter des éditeurs. » Le manuscrit est envoyé à des grandes maisons parisiennes. « Ils sont revenus sans avoir été lu pour la plupart, avec seulement une petite lettre de refus. » La déception est de courte durée. Un éditeur du midi de la France, spécialisé dans les romans historiques, se montre intéressé. « Au début, j'ai cru qu'il me proposait de me publier à compte d'auteur, c'est-à-dire que je devais tout payer pour être imprimé. Mais non, il m'a fait signer un vrai contrat. » Et dans une collection réservée l'Égypte.
Pas mal pour quelqu'un qui n'a que le certificat d'étude en poche. « J'ai eu pas mal de réflexion du genre : mais tu es manuel, tu peux pas écrire un roman. Comme si les manuels étaient des abrutis. » Mais Gérard ne se prend pas pour autant pour un écrivain. « Loin de là. Je suis juste quelqu'un qui écrit des histoires. J'ai essayé d'être le plus près de la réalité historique tout en m'amusant. J'espère que ça va plaire aux gens. »
On le saura bientôt. Le roman sera disponible en librairie à partir de mi-décembre.

Ouest-France, Jean-Valéry HÉQUETTE


« LES GÉANTS DU NIL » : LA TRILOGIE DE GÉRARD HAMELIN

Gérard hamelin, artisan peintre, qui a posé ses valises en 1980, à Fréhel, a une passion dévorante pour l'Égypte, qu'il a souhaité faire partager en écrivant un roman d'aventure historique.

Dès l'école primaire, quand il passait son temps au Louvre, Gérard Hamelin s'est intéressé à l'Égypte ancienne. Et, c'est lors de son premier voyage en 2003 que cette passion, très forte, s'est révélée. « Sur place, j'ai ressenti une émotion de ce que j'avais vu dans les musées, lu dans des livres et le besoin de faire quelque chose, de créer, s'est imposé », souligne, avec enthousiasme, Gérard Hamelin. Il décide alors d'écrire un livre, pour lui. Mais, poussé par des membres de son entourage, il décide de faire publier ses écrits, qui dormaient au fond d'un tiroir.

UN ROMAN D'AVENTURE

Dans « La marche d'Hatsouti », premier opus d'une trilogie intitulée « Les Géants du Nil », on trouve tous les ingrédients du roman d'aventure, avec son lot de mystères, d'amour, d'action et de connaissances.
L'histoire se situe au temps de Ramsès II et met en scène un jeune Nubien qui part travailler sur le vaste chantier d'Abou Simbel. Débrouillard et curieux, il se lie d'amitié avec un scribe, puis, rencontre une jeune Égyptienne. Tous le deux se retrouveront entraînés, ainsi que le lecteur, dans une aventure épique, jusqu'aux confins du désert.

UNE VÉRITÉ HISTORIQUE

« Tous les lieux sont exacts, avec des personnages qui ont existé, et parmi eux, des personnages inventés qui circulent, s'emboîtent pour faire ce roman. Il y a une vérité historique, même si c'est un roman » précise l'auteur.
Il fabrique, par ailleurs, des objets en bois et réalise de magnifiques fresques égyptiennes sur les murs intérieurs de sa maison. Son projet, quand il aura plus de temps, « est de pouvoir animer des conférences sur ce passionnant sujet ».

Le Télégramme, 12 décembre 2007

ZONE D'OMBRE, roman (policier) de Christian PERROT

Cliquez pour agrandir l'imageIl y a une dizaine d'années, Christian Perrot, jeune auteur, a commencé à écrire des nouvelles fantastiques, fantasy et de sciences fiction. Il vient de publier un nouvel ouvrage.
Ses premiers écrits étaient publiés dans des fanzines connues seulement par les spécialistes, et il avait lui-même fondé sa propre revue. Vision d'ailleurs, pour promouvoir ce genre de littérature qui lui tenait à cœur.
Actuellement, il est l'auteur de quelques 70 nouvelles dont 25 ont été publiées en revues et en anthologies, l'une d'elles figure dans le recueil publié pour la commémoration de la mort de H.P. Lovercraft, « HPL 2007 » aux éditions Malpertuis. Les connaisseurs apprécieront.
Parallèlement, Christian Perrot, qui est le cousin germain de l'écrivain de science fiction, Jimmy Guieu, à entrepris la rédaction de plusieurs romans, et participe à des aventures littéraires sur Internet tout en devenant chroniqueurs de jeux pour le magazine Khimaira. Ses écrits lui ont valu plusieurs prix dont le premier prix du concours de nouvelles de la médiathèque de Biesheim (2006), ou lors du concours sur les Cathares qui lui permit d'être publié par les éditions Rivière Blanche.
Mais la consécration vient en ce mois de décembre 2007 par la publication de son roman « Zone d'Ombre » par les éditions Terriciaë. L'ouvrage s'inscrit dans la catégorie des polars fantastique et se joue pendant l'éclipse de 1999, qui en son temps permit de nourrir de nombreux délires et peurs millénaristes. Les férus d'occultisme y reconnaissaient le chiffre du Diable, le sinistre 666 retourné, alors que des astronomes guettaient avec attention une éclipse totale sur la France.
Jo Desfourches, un détective privé aux manières singulières, est engagé pour enquêter sur une série de disparitions dans les environs de Marseille. Agissant de concert avec son ami, le commissaire Nicolas Creuse du SRPJ de la ville, il ira de surprises en surprises. Ils seront entraînés sur la piste d'un mystérieux miroir recherché par les adeptes d'une secte prônant les sacrifices humains. Attaques à mains armées, évanouissement incroyable de terroristes et d'otages, crash d'un avion de ligne et autres situations angoissantes entretiennent la trame de ce roman aux multiples rebondissements. Et pourtant, le commissaire Creuse sera le premier surpris lorsqu'il découvrira l'incroyable secret dissimulé par son ami Jo.

Dernières Nouvelles d'Alsace, samedi 29 décembre 2007.

NORÂNAË, roman de Jacques VÉDIE et Jean-Renaud ROBERT

Cliquez pour agrandir l'imagePercival et Lohann sont deux amis aventuriers qui viennent d'occire des ennemis et doivent apporter un trésor à une magicienne, puis le conduire à la cité de Nektom. Enfin ça c'est pour la galerie, parce qu'en réalité, ces deux là sont des joueurs de Jeux de rôle Grandeur nature. Cédric Lemelec vit dans le sud de la France, quand à Ryan Debourg lui est de la région parisienne. Malgré cet éloignement, ces deux amis se voient souvent pour se parler de leurs passions communes. Pour la première fois, Ryan a invité son ami Cédric à le rejoindre dans un GN organisé en Normandie. Pourtant, lorsqu'ils voient apparaître devant eux une créature étrange et tentaculaire, qui parle d'une voix profonde, caverneuse et sans même remuer les lèvres d'une langue inconnue, ils auraient dû se méfier.

S'approchant avec circonspection, ils se font néanmoins capturer par le Namla. Celui-ci était prêt à leur retirer les esprits du roi mais le temps manquait, alors il fallait revenir... avec eux. Sauf qu'il y a un un problème dans ce qu'avait prévu Foronar, le Sage des Namlaë. En effet, le futur Vigilant Firlin, élève brillant mais indiscipliné, a cru bon de protéger la tour d'éventuelles attaques du malin pendant que les sages étaient en transe... et sans le vouloir, Firlin a détourné les esprits qui revenaient d'un autre monde, tuant à coup sûr son porteur, Foronar. Seimag, son fils et frère de Numor le banni l'envoie donc en mission récupérer les deux hommes et les apporter à la Tour.

Cependant Cédric et Ryan, armés à peine de leurs jouets en latex n'allaient pas en mener large face à des créatures à face de rats qui veulent leur en découdre. Ils ne devront la vie sauve qu'avec l'intervention d'autochtones qui les gardent prisonniers, après leur avoir changé de vêtements cependant (vu que les costumes de GN n'étaient pas vraiment adaptés au climat hivernal). Bientôt ils doivent partir pour un autre lieu, à travers une tempête de neige terrible. Étrangement ils ont la force d'aller de l'avant, et même de porter des enfants dans leur périple jusqu'à la place forte et secrète du peuple des Ordanor, Rochforte. Là, prisonniers sans véritablement l'être, ils apprendront la langue un peu trop facilement, de même que l'adresse à l'épée ou à l'arc. Plus étrange encore, ils se découvrent la faculté de se parler par télépathie... et qu'une autre voix se mêle à la leur parfois.

Certes, le sujet du Multivers n'est pas nouveau, traité par des auteurs comme Stephen Donaldson, Roger Zelazny ou bien évidemment Mickaël Moorcock. Donc deux Terriens arrivant dans un monde de type médiéval fantastique ce n'est pas de l'inédit. Possible, mais tout comme on s'interroge encore sur l'héritage de Tolkien donné aux écrivains de fantasy moderne (je me réfère au dernier festival Trolls & Légendes de Mons en Belgique), pourquoi faudrait-il aussi tout renier ? Il est tout à fait logique que des codes de la fantasy se retrouvent (un peu ce qu'expliquait David Eddings en introduction de son Codex de Riva d'ailleurs). Mais bon je m'écarte. Si Norânaë est issu de la pensée de ses auteurs et sans doute influencés par leurs prédécesseurs précédemment nommés, qu'a-t-il pour lui ? L'esprit du roi Nil'Koran en est un exemple. Divisé en trois partie selon une prophétie. Leurs magiciens, les Namlaë qui ne sont pas humains de même que d'apparence, et donc finalement on ne sait pas grand chose au début et qui se sont coupés du monde, reclus dans leur tour, pour une raison que les habitants des Terres émergées pensent connaître. Un grand roi, Nil'Nalan qui a quelques points en commun avec Aragorn de Tolkien : il est seigneur d'à peu près toutes les terres libres, comme Aragorn doit le devenir, il est éclaireur tout comme son homologue est rôdeur et leur charisme est exceptionnel. Nil'Nalan ne se cache pas de connaître Seimag le Namla alors qu'en principe aucun Namlaë ne s'aventure hors de la tour.

Quant aux deux Terriens, la façon dont les auteurs les font réagir peut étonner : ils ne sont pas très peureux face à tant de nouveautés, Cédric a un caractère blagueur incessant (parfois même lourd), et Ryan est tellement absorbé par ce monde qu'il découvre qu'il n'a plus vraiment son sens commun. Peut-on l'expliquer par la présence de l'esprit du roi ? Honnêtement je n'en sais rien. Néanmoins on se plaît à suivre leurs errances, d'abord en devinant à l'avance les rebondissements du scénario, jusqu'à ce qu'on arrive vers le dernier tiers du livre. Là se passe un vrai changement et du coup la lecture devient plus aisée pour assister à la fin de la bataille et ses conséquences.

Donc dans l'ensemble ce livre m'a bien plu, même si je sais pertinemment qu'il ne plaira pas à tout le monde. Je dis néanmoins qu'il s'agit là d'un divertissement intéressant pour, par exemple, faire découvrir la fantasy à des jeunes ou moins jeunes. A poursuivre dans Se'Noran, deuxième tome des Mondes Mêlés.

Écrite par Garion, « Chroniques de l'imaginaire », le 20 octobre 2007 à 17:10 dans la rubrique Roman Fantasy .



Les auteurs en Fantasy français sont rares mais ils existent ! Je vais vous présenter aujourd'hui un "tout nouveau" auteur de Fantasy : Jacques Védie.

Biographie
Jacques Védie naît le 11 mai 1966 à Paris. En 1982, il rencontre le grand J.R.R TOLKIEN et découvre donc de ce fait la Fantasy. Deux ans pus tard c'est au tour des jeux de rôles papiers dans un premier temps et finira par organiser des GN. C'est donc un grand amateur de Fantasy,de jeux de rôles etc. Mais il va s'intéresser réellement à l'écriture des mondes mêlés en 1987 lorsqu'il va rencontrer Jean-Renaud Robert avec qui il va sympathiser. Et c'est en 2000 qu'ils participent à un concours littéraire avec Norânaë qui va arriver deuxième... Mais ce n'est que trois ans plus tard qu'il va enfin être publié. Et récemment en septembre les deux premiers tomes de ce qui est parti pour être une trilogie sortent dans l'édition Terriciaë.

"Au sommet de la Tour, les Namlaë se préparent à enfreindre pour la première fois depuis des siècles les règles établies par leur maître. Le temps n'est plus à l'hésitation. Les armées de Numor s'apprêtent de nouveau à semer la destruction dans les Terres Émergées. Pour les Namlaë le moment est venu de réparer leurs erreurs passées. Après des années de recherche, ils ont enfin repéré les esprits exilés de Nil'Koran, ancien roi du Maranamtsae, unique espoir face au tyran. Mais pour les atteindre, il leur faudra voyager à travers le temps et l'espace.
Emportés malgré eux dans cette tourmente, deux hommes, Ryan et Cédric se retrouvent seuls, égarés dans un monde inconnu.
Seuls ? Alors que Nil'Koran émerge lentement de son profond sommeil, les deux amis se voient peu à peu dotés de facultés extraordinaires ; mais tout à un prix."

Écrit par Annamenel, « Le monde fantastique », le 23 octobre 2007 à 18:13

Interview de Jacques Védie à La Grande Radio

SE'NORÂN, roman de Jacques VÉDIE

Cliquez pour agrandir l'imageQuinze ans après les événements de Norânaë, l'histoire du retour de Cédric, seul, n'existe plus que dans des livres pour enfant, la Porte de Den. Pendant ce temps, les filles aînées de Cédric et Ryan sont devenues des jeunes femmes accomplies et sont en finale du championnat d'Europe d'escrime, Sylvia Debourg en épée, Anaïs Lemelec en sabre. Aujourd'hui est un jour doublement particulier, puisque c'est aussi le vingtième anniversaire de Sylvia. Toute la famille de Ryan a été prise en charge par Cédric après son retour, seul, de l'événement dont il ne se souvient plus de rien. Mais il s'est mis un point d'honneur à élever les quatre enfants de la même façon, les poussant à pratiquer des sports de combat et à savoir gagner des compétitions. Ce soir, Cédric donne le collier à l'étrange pierre bleue à Sylvia, celui qu'il avait sur lui lorsqu'il a réapparu en Normandie. Plus tard dans la soirée, une voix caverneuse se fait à nouveau entendre, et un cri retentit : Christopher, le frère d'Anaïs, vient de voir disparaître son père et son ami Erwan, le frère de Sylvia.

Dès lors plus rien ne va. Quelques minutes à peine après l'événement débarque une équipe soit disant du gouvernement nommée D.R.E.P.P. qui étudie les interractions avec les extraterrestres. Ceux-ci se montrent fort antipathiques et sous l'impulsion d'Anaïs, en digne fille de son père, tout le monde va s'enfuir en suivant un plan tordu qui va s'avérer marcher, ou presque. Car au moment d'être rejoints, alors qu'ils venaient de récupérer quelques informations importantes sur le retour réel de Cédric dans ce monde, Sylvia casse malencontreusement son amulette, et se retrouve, avec Anaïs, projetée à la Tour en O'Maranantsae. Pendant ce temps, Seimag enfui dans le corps d'Erwan se libère enfin et veut se venger de Cédric, mais c'est sans compter sur la présence de Numor.

Si dans Norânaë, on pouvait dire qu'il était aisé de deviner les choses à l'avance, c'est carrément du fantasme de le dire ici. Les situations changent très souvent, tout comme les personnages suivis, certains passages se déroulant sur la Terre... bref c'est du grand art. On retrouvera tous les éléments de Norânaë, même certains qui n'ont pas encore reçu d'explications. Ceux-là en auront souvent une dans ce livre, comme par exemple l'origine des Namlaë et leur raison d'être dans ces terres, ou encore ce que sont devenus les hommes après tout ce temps passé. Eh oui, n'oubliez pas que le temps passe plus vite dans les Terres Émergées que sur notre bonne vieille Terre. A l'écriture de ce roman, on retrouve Jacques Védie seul. Le style est plus affirmé, l'expérience aidant. L'on découvre une nouvelle génération de personnages, et d'autres anciens plus intemporels. J'ai pourtant quelques points qui me chagrinent, comme le cri de Cédric « Norânaë » quand il a été capturé alors que dans mes souvenirs ce mot n'apparaît pas dans le premier volume (dont il est pourtant le titre, mais j'en devine le pluriel du mot « Nôran » qui signifie « viens »). D'ailleurs le titre de Se'Norân n'est pas non plus expliqué. Le soucis le plus important à mon avis, c'est la contradiction entre la fin de Norânaë et ce qui se passe dans Se'Norân en ce qui concerne la signification du temps biologique. J'en comprends le but, mais pour moi cette explication n'est pas vraisemblable. Peut-être aurait-il fallu une autre explication. Mais bon, mes remarques s'achèvent là.

Pour ma part, j'ai largement préféré ce deuxième opus au premier à part peut-être ce que je vais appeler le syndrome Star Wars, soit une flopée de personnages de premier plan qui sont toujours dans des ennuis jusqu'au cou mais qu'on devine parfaitement qu'ils ne peuvent pas mourir. Sinon, la fin appelle à une suite. J'espère qu'elle sera de cet acabit.

Écrite par Garion, « Chroniques de l'imaginaire », le 20 octobre 2007 à 18:10 dans la rubrique Roman Fantasy.



INTERVIEW DE JACQUES VÉDIE PAR ODELA DEMO

Jacques Védie, Les Mondes Mêlés... 5 Jours, 14 Heures plus tôt  Karma : 1   
... "Un voyage dans le temps et l'espace"

M. Jacques Védie a eu l'amabilité de répondre aux questions d'Urban Poète. Vous pourrez lire cet échange dans la rubrique « News ». Pour compléter l'interview voici une petit présentation de ses œuvres ainsi que le lien vers son blog : http://lesmondesmeles.unblog.fr. Vous pourrez ainsi le visitez à votre guise et suivre les dernières nouveautés de l'auteur.

Tome 1 : Norânaë, les mondes mêlés
Tome 2 : Se'Norân
Tome 3 : Sheen Var en cours et personnellement je l'attends avec impatience.

J'ai pris connaissance du premier tome grâce à mon cousin. Il n'est pas un lecteur assidu mais dès les premières lignes des « Mondes mêlés », il n'est plus parvenu à décrocher ses orbites du récit. Il me l'a donc recommandé. Étant une lectrice régulière et intéressée, prête à m'aventurer dans tous genres et surtout dans les nouveautés je me suis donc hâtée de lui emprunter ce roman. Tout commence par un jeu de rôle … Certains me diront, je l'entrevois : « début banal ». Peut être… seulement la manière d'écrire, les personnages etc, changent un thème déjà maintes fois repris pour en faire quelque chose de bien meilleur et qui sort quelque peu de l'ordinaire et du micro-ondes des préchauffés ennuyeux. Deux hommes (Ryan et Cédric) se retrouvent égarés dans un univers particulier et pourtant très proches de leur vie et de leurs destins. Dans cet univers les Namlaës recherchent les esprits égarés de Nil'Koran, unique espoir pour leur monde. J'ai lu le premier tome d'une traite et arrivée à la fin du bouquin je me suis cogné la tête contre la couverture en me disant : « quelle sublime fin mais pourquoi comme ça ? ». Pourquoi comme ça ? Parce que l'auteur nous livre une suite que je n'avais pas soupçonnée et qui fut à la hauteur de mes attentes.

M. Védie s'éloigne des clichés du genre. Pas d'elfes. Ni de nains. Aucunes créatures échappées de l'univers de Tolkien, et maintes fois utilisées dans la plupart des ouvrages fantasy sur les étalages de nos librairies ne joncheront le récit. Pour lire son roman, il faut s'échapper de cet univers stéréotypé et se préparer à rencontrer des êtres totalement différents, pour notre plus grand plaisir. D'ailleurs, n'est ce pas cela que la littérature devrait visé : une véritable création, coupé de tous les déjà vus qui inondent le monde littéraire.

Lisez les « Mondes Mêles » et aiguisez votre imagination… dans un voyage où les frontières dépassent le champ de notre pensée.

INTERVIEW


Urban Poète: Tout d'abord, bonjour M. Védie. Comment allez-vous ?

Jacques Védie: Bonjour, très bien en cette fin d'année.

U.P : Vous êtes l'auteur de deux tomes de romans d'heroic fantasy, dont un troisième en préparation. Pouvez-vous nous faire part de votre parcours sur la scène littéraire ? Avez-vous effectué des études spécifiques ?

J.V : Quelques essais entre treize et quinze ans puis un roman de sciences fiction. J'ai ensuite découvert l'univers du jeu de rôle et pendant une dizaine d'années, préparé des scénarios pour jeux sur table et grandeur nature. Plus tard a débuté l'aventure des mondes mêlés. Si vous entendez par études spécifiques un cursus littéraire, ce ne fut pas le cas même si je l'aurais souhaité.

U.P : Vous écrivez de la fantasy. Vous engagez-vous dans d'autres genres tel le fantastique, la science fiction ou autre ?

J.V : J'affectionne particulièrement la SF mais je me sens plus « chez moi » dans la Fantasy. J'ai néanmoins un projet de roman de SF pour la jeunesse en cours.

U.P : Quelle part l'écriture porte-t-elle dans votre vie ?

J.V : Une part non négligeable qu'il faut savoir réguler pour préserver sa vie de famille. Écrire, c'est beaucoup de temps, de travail, de solitude. Il faut faire attention à ne pas se laisser déborder.

U.P : Quand avez-vous écrit votre première histoire ?

J.V : Vers quinze ans ; une histoire d'aventures d'une bande d'ados perdus en montagne.

U.P : Quels sont vos auteurs de prédilection ?

J.V : Tolkien, Asimov, Vance, Farmer, Donaldson, Van Vogt, Lovecraft…

U.P : Éditer un livre est reconnu comme étant difficile. Quelles sont les principales difficultés que vous avez rencontrées ?

J.V : Comme tous les auteurs en recherche d'édition, j'ai fait le tour des maisons. L'accès à l'édition est particulièrement difficile en France, notamment dans le genre de la SF ou de la Fantasy. Ce qui est dommage pour un pays aussi riche en auteurs. J'ai rencontré les mêmes difficultés que tout ceux qui envoient leurs manuscrits et attendent, espérant éviter la tristement célèbre lettre type de refus. L'attente, un maître mot dans cet univers, et l'apprentissage de la patience sont ce que je retiendrai de ces dernières années.

U.P : Comment menez-vous l'écriture d'un ouvrage ? Suivez vous un plan précis établit au préalable ou écrivez vous comme vous viennent les idées, au fur et à mesure ?

J.V : De part la petite expérience que j'ai pu avoir auprès d'éditeurs, il s'avère que bien trop de manuscrits envoyés manquent de rigueur au niveau de la construction. Lorsque nous avons commencé Norânaë avec JR Robert, notre première étape fut la mise en place d'un plan précis chapitre par chapitre. En parallèle de ce travail, nous avons façonné le monde qui deviendrait le théâtre de notre histoire : géographie, peuples, langages, histoires etc… Ce travail s'est déroulé tout au long d'une année. Éprouvant, frustrant parfois décourageant mais au final nécessaire. Construire une maison sans plan me paraît une aventure hasardeuse.

U.P : Vous avez écrit Norânaë : les mondes mêlés (tome I), Se'Norân (tome II), le tome III Sheen Var est en préparation et un projet BD à partir de ces ouvrages est en cours également. Pouvez-vous nous parlez de cette aventure et des protagonistes qui y ont participé (en particulier Jean Renaud Robert) ?

J.V : Jean-Renaud a travaillé avec moi sur Norânaë. Si je me suis chargé de l'écriture, c'est ensemble que nous avons élaboré le déroulement de l'histoire, l'architecture de notre monde, les personnages… Par la suite, de part ses obligations familiales, Jean-Renaud n'a pas souhaité poursuivre l'aventure. J'ai alors pris mon sac à dos, empoigné mon bâton et suis donc parti cette fois-ci seul sur les sentiers des Terres Émergées, pour aboutir à l'écriture du tome II : Se'Norân.

Jean-François Paupy, l'illustrateur des couvertures, m'a contacté il y a un peu plus d'un an pour me demander si je serais intéressé par une adaptation de mes romans en BD. Nous en avons longuement parlé et après nous être assurés que nos envies concordaient et surtout que nous serions à même de travailler ensemble sur un long projet, nous nous sommes lancés dans cette superbe aventure.

U.P : Dans quel contexte s'est effectuée sa naissance ?

J.V : Le projet du cycle des mondes mêlés est né de la rencontre avec Jean-Renaud Robert. L'idée originale que je cherchais depuis longtemps pour un roman a surgi de nos longues discussions. Les nombreuses similitudes de nos vies respectives m'ont conduit à réfléchir sur la réincarnation. Puis je suis parti sur le principe d'un être se réincarnant non pas dans une, mais dans plusieurs enveloppes charnelles. J'avais alors la base de l'histoire. Après en avoir parlé à Jean-Renaud, il a été emballé par l'idée et nous avons décidé de nous lancé ensemble dans l'élaboration de Norânaë.

U.P : Que conseillez-vous à des écrivains amateurs tels que nous ?

J.V : Écrire un roman représente une masse de travail considérable qui s'échelonnera sur de longs mois. Passez du temps sur la structure de votre histoire, consolidez vos fondations et lorsque l'ensemble vous paraîtra clair, lancez-vous. Accrochez-vous dans les moments de doute, soyez critiques et prêts à travailler dur.

U.P : Je vous remercie chaleureusement d'avoir répondu à nos questions. Votre mot de la fin serait ?

J.V : … Tout d'abord, merci à vous de m'avoir invité à partager avec vous l'expérience acquise au long de ces années. Le mot de la fin ? C'est bon de s'arrêter de temps en temps au bord du chemin, s'allonger, regarder le ciel et rêver…

Bonnes fêtes de fin d'année à tous et Joyeux Noël.

URBAN POÈTE, réalisé par Odela Demo

LE SILENCE DES MAUX, nouvelles de Jacqueline PEYTAVI

Cliquez pour agrandir l'imageSon expérience en tant qu'infirmière en gériatrie l'a certainement profondément marquée. Au point de l'inspirer pour écrire un livre, synthèse de son amour pour les personnes âgées et de sa passion pour la langue française.
Jacqueline Peytavi vient de sortir « LE SILENCE DES MAUX ». Lauréate de nombreux prix littéraires, académicienne de Provence, elle avait depuis longtemps le projet d'être éditée. Voilà chose faite, non sans peine. Après avoir essuyé le refus de plusieurs éditeurs, son projet est enfin accepté par Bruno Sat, des éditions Terriciaë.
Un projet qui sort de l'ordinaire, tant par le style que par sa finalité. « Je fais don de tous mes droits d'auteur aux personnes âgées, précise l'auteur. Ces profits iront à la Fondation des Hôpitaux de Paris - Hôpitaux de France.» Et son éditeur a souhaité grossir les dons de 2 % afin de participer à l'action humanitaire.
« LE SILENCE DES MAUX», un titre qui en dit long, se compose comme un recueil de 12 nouvelles, toutes écrites dans un genre différent (autobiographique, fantastique...), afin de plaire à un public varié et de sortir du ton monocorde. Tout au long de l'œuvre, un même fil conducteur : la personne âgée et l'envie de la remettre à une place honorable.
« La vieillesse fait peur à la jeunesse qui ne la voit que comme un synonyme de fin, de mort, détaille Jacqueline. Nos aînés ne demandent rien, mais peuvent apporter beaucoup si on va vers eux, et pas que de la morale. Ils incarnent l'école de la sagesse.» L'écrivaine souhaite resserrer les liens intergénération en allant à la rencontre de collégiens et lycéens, pour leur parler du livre.
Jacqueline a l'intention de fonder l'association « LA TOISON D'ARGENT » (en référence à la chevelure grise des personnes âgées) et compte bien inviter d'autres écrivains à écrire des nouvelles afin que le projet perdure. « Il faut que je trouve douze auteurs différents pour sortir un bouquin chaque année en octobre, mois consacré aux personnes âgées », confie-t-elle.

LA PROVENCE, par Patricia Testa, dimanche 14 octobre 2007

JACQUELINE PEYTAVI INVITÉE À L'ÉMISSION TÉLÉVISÉE DE CANAL MARITIMA

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Valeria JOURCIN-CAMPANILE

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Christian PERROT

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Jacques VÉDIE



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